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Quebec Premier’s Speech in Shanghai

The Premier of Québec, Mr. Philippe Couillard, led an official delegation to China from October 26th to 31st 2014. The Premier was accompanied by the Minister of Economy, Innovation and Exports, Mr. Jacques Daoust. They led a delegation of more than 140 business and institutions leaders in areas of Agrifood, Healthcare, Information and communication technologies, Clean technologies as well as those from cultural organizations, research and innovation centers, and universities.

During their stop in Shanghai, the Canadian Chamber of Commerce in Shanghai, in cooperation with the Government of Quebec, organized a Luncheon during which the Premier delivered a keynote.

Allocution du premier ministre du Québec, Philippe Couillard, dans le cadre d’un déjeuner réseautage avec la communauté d’affaires de Shanghai

La version prononcée fait foi.

Distingués invités, chers amis

Monsieur le Vice-Président du Comité de Shanghai de la Conférence consultative politique du peuple chinois, monsieur ZHOU Taitong,

Monsieur le Directeur du Conseil d’administration, CanCham, monsieur Olivier Brault,

Madame la Directrice des bureaux du Québec à Beijing et à Shanghai, madame Maud-Andrée Lefebvre,

Monsieur le Ministre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations du Québec, monsieur Jacques Daoust,

Chers membres de la délégation et leurs invités,

Mesdames, Messieurs,

Dajia hao!

L’histoire de la relation entre la Chine et le Québec s’écrit maintenant depuis 30 ans. Trente ans de collaboration, de fraternité et d’échanges. Trente ans de respect mutuel et d’engagement l’un envers l’autre.

En 1984, le premier ministre René Lévesque fut le premier chef du gouvernement du Québec à vous rendre visite.

En 1998, le Québec ouvrait son premier bureau à Beijing, et en 1999, ici, à Shanghai.

Le premier ministre Jean Charest ainsi que son équipe sont venus en Chine de façon régulière :

En 2005, le premier ministre Jean Charest, en compagnie d’une délégation de 163 personnes.

En 2008, à l’occasion de la 4e Conférence des chefs de gouvernement des Régions partenaires et des Jeux olympiques de Beijing.

En 2009, c’était le ministre des Relations internationales, Pierre Arcand.

En 2011, le premier ministre Charest et une délégation de 74 gens d’affaires.

Aujourd’hui, en 2014, nous sommes une délégation de 140 personnes venues à votre rencontre.

De mon côté, j’aurai le privilège aujourd’hui de m’entretenir avec le maire de Shanghai,M. YANG Xiong (ÀC), avec qui j’ai l’intention d’établir un mécanisme de dialogue récurrent entre nos gouvernements respectifs afin de dynamiser notre coopération bilatérale qui se fonde sur une volonté politique commune, mais surtout sur le désir de nos acteurs économiques et institutionnels respectifs d’aller plus loin en ce domaine.

Depuis le début de nos échanges, plus de 100 missions économiques et culturelles ont été effectuées par la Chine au Québec.

Le Québec est en fait la province canadienne qui a la présence la plus ancienne en Chine.

La progression de cette relation a grandement profité de l’établissement, il y a trois ans, d’un Consulat général de Chine et, l’an dernier, de l’ouverture d’une succursale de la Banque de Chine à Montréal.

Cependant, il nous faut franchir une étape de plus à laquelle j’attache une grande importance, soit l’établissement d’une liaison aérienne directe entre la Chine et Montréal, qui sera bénéfique tant pour le commerce et l’investissement que pour le tourisme, et ce, dans les deux sens.

Je suis convaincu que ce projet pourra bientôt se concrétiser.

***

Notre avenir commun est prometteur, et c’est pourquoi je tenais personnellement à ce que ma première mission politique, économique et institutionnelle d’envergure sur la scène internationale, à titre de premier ministre, soit en votre compagnie.

Je veux donc vous remercier de me recevoir ici aujourd’hui.

C’est un privilège de pouvoir m’adresser à vous dans cette ville chargée d’histoire et de modernité. Une ville dynamique et ambitieuse à l’image de ses entrepreneurs, de ses chercheurs et de ses créateurs.

Je veux remercier chaleureusement la Chambre de commerce du Canada à Shanghai pour sa précieuse collaboration à l’organisation de l’événement qui nous réunit ce midi.

***

Je suis ici pour renforcer l’alliance qui nous unit.

Depuis 2006, la Chine représente le second partenaire commercial du Québec.

Et cette mission nous aidera aussi à réaliser les projets imaginatifs, ambitieux et gagnants de plusieurs de nos entreprises et institutions avec des partenaires chinois.

Le déjeuner d’aujourd’hui est une occasion de discuter de nos échanges commerciaux, de collaboration et d’investissement.

Comme vous le savez, le Québec s’est donné comme priorité d’encourager les partenariats entre les entreprises québécoises et chinoises, ainsi qu’entre les établissements d’enseignement, les organismes de recherche et les organismes culturels.

Certaines de nos entreprises ont un lien avec la Chine qui remonte au début des années 70, au moment de l’établissement des rapports diplomatiques canado-chinois, et ce, deux ans avant que les États-Unis ne normalisent leurs propres relations.

Le Groupe Bombardier, par exemple, est installé ici depuis plus de 50 ans.

Aujourd’hui, une centaine d’entreprises québécoises sont déjà établies dans votre pays, et nous souhaitons poursuivre cette croissance des investissements québécois en sol chinois.

D’ailleurs, nous procéderons plus tard cette semaine à l’annonce de nouveaux investissements québécois en Chine.

La Chine est reconnue pour ses capacités de production, mais avec sa croissance économique phénoménale et inégalée au cours des dernières décennies, elle est aussi devenue un marché à très fort potentiel pour nos entreprises exportatrices.

Grâce à l’ingéniosité et à l’audace de nos entrepreneurs québécois, il est aujourd’hui possible de fabriquer au Québec des produits destinés à la Chine.

Les produits québécois et l’expertise québécoise dans divers secteurs répondent aux besoins de votre pays en croissance.

Je dis expertise parce que vous aurez compris qu’une bonne partie des 140 participants à notre mission est composée de gens d’affaires, mais je tiens à souligner qu’elle est aussi enrichie de la participation de leaders des milieux de l’éducation, de la recherche et de la culture.

Leur présence s’inscrit aussi dans la continuité des liens que le Québec tisse ici depuis des décennies avec la Chine.

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Si les entreprises québécoises, comme je le mentionnais, investissent de plus en plus en Chine, le Québec a aussi fait une priorité de s’ouvrir aux investissements chinois. Nous cherchons à faire en sorte que les meilleures entreprises du monde – et plusieurs sont chinoises – viennent s’établir chez nous.

Ces investisseurs étrangers basent leur décision sur les nombreux atouts de l’économie québécoise :

  • des ressources naturelles en abondance;
  • un haut taux de diversification grâce à la création de créneaux d’excellence et de grappes industrielles qui vont de l’exploitation des ressources à l’exportation de produits qui intègrent les technologies avancées;
  • une main-d’œuvre instruite, souvent bilingue, voire multilingue, et de grande qualité;
  • une énergie propre et renouvelable à des niveaux presque inégalés dans le monde;
  • une situation géographique stratégique, qui en fait une excellente porte d’entrée en Amérique du Nord;
  • une créativité reconnue, qui se traduit notamment par la tenue à Montréal d’un « happening » qui a pris depuis sa première édition en 2011 une ampleur considérable. C2, le « Davos de la créativité » réinvente le concept de conférence annuelle internationale pour mieux explorer la dynamique « commerce et créativité » ainsi que son potentiel à redéfinir le monde des affaires. C2 cherche d’ailleurs à organiser une édition chinoise de son événement, en lien bien sûr avec des partenaires d’ici.

Le riche environnement culturel, universitaire et scientifique du Québec en fait un pôle d’innovation et de créativité, qui favorise l’essor de secteurs industriels à fort contenu technologique comme l’aérospatiale, les technologies médicales, les technologies de l’information et des communications, en passant par le riche écosystème d’entreprises du divertissement numérique et les technologies propres. Cette réalité se manifeste bien entendu dans notre métropole, Montréal, mais également à Québec, notre capitale, et dans nos régions.

Avec plus de 200 entreprises, 43 500 travailleurs et un chiffre d’affaires de plus de 12 milliards de dollars, dont 80 % issu de l’exportation, le Grand Montréal constitue l’un des trois plus grands centres mondiaux de l’aérospatiale et occupe une place de choix dans la chaîne de valeur mondiale de cette industrie.

Avec notamment les Pratt & Whitney Canada, Bombardier et CAE, Montréal abrite près des trois quarts de la recherche et du développement en aérospatiale au Canada. Le secteur au Québec représente 55 % des ventes canadiennes.

Un tout nouvel avion, celui de la CSeries de Bombardier, a été pensé et conçu au Québec. Cette nouvelle famille d’aéronefs sera plus verte et plus efficace. L’assemblage et une partie de sa fabrication se feront à Montréal, et une partie de la fabrication sera faite en Chine. Un autre bel exemple de notre coopération!

Le secteur des technologies médicales est un maillon important de la grappe des sciences de la vie au Québec. En effet, 130entreprises sont actives dans ce secteur. La créativité et la qualité de notre recherche nous ont permis de développer une expertise de haut niveau et de créer des entreprises dans les domaines aussi variés que l’orthopédie, la médecine régénératrice, la cardiologie, la photonique, l’imagerie, la télémédecine ainsi que dans le domaine de la médecine personnalisée, notamment pour le développement de biomarqueurs et de tests diagnostiques.

Les entreprises du Québec peuvent aussi compter sur des centres de recherche publics de renommée internationale tels que l’Institut de Cardiologie de Montréal et les grands centres de recherche universitaires, ainsi que sur des écoles de génie pourvues de programmes spécialisés en génie biomédical.

Sur le plan des technologies de l’information et des communications, le Québec se distingue dans des créneaux comme les jeux vidéo, l’animation, les effets spéciaux, les services Web et les applications sur terminaux mobiles, sans oublier que le Québec est le berceau de la multinationale CGI, une des plus grandes entreprises en services informatiques au monde. Le Québec s’est graduellement hissé au rang des grands centres mondiaux de jeux interactifs et il participe à la réinvention du divertissement.

La créativité et la vitalité artistique du Québec sont indéniablement un moteur de son développement et de son rayonnement comme acteur culturel d’envergure internationale. Nous n’avons qu’à penser à des exemples comme le Cirque du Soleil ou Cavalia.

Nos relations bilatérales en matière de culture créent des partenariats très intéressants. Le Québec prend part chaque année à la Shanghai Performing Arts Fair en assurant une participation collective d’agences et de représentants de compagnies québécoises artistiques. Cette foire en arts de la scène se tient en parallèle du très important China Shanghai International Arts Festival qui accueille cette année l’Orchestre symphonique de Montréal, Les 7 doigts de la main dans le domaine du cirque, ainsi que le collectif en arts visuels En Masse, dont j’ai visité hier l’espace de création.

Je dois également souligner que le Québec sera bientôt, nous y travaillons, un lieu essentiel des technologies vertes.

Le concept de « bâtiment vert » a amené l’industrie de la construction québécoise à développer de nouvelles façons de faire en intégrant de nouveaux matériaux et produits québécois plus écologiques et plus éconergétiques. Le Québec dispose à cet effet d’une expertise reconnue mondialement en matière de construction verte, notamment en ce qui a trait à l’utilisation des structures de bois.

Celle-ci démontre clairement, par le développement de technologies mesurant l’empreinte carbone et l’analyse du cycle de vie des matériaux, que l’utilisation du bois a un impact moins grand sur l’environnement que les constructions en acier ou en béton. Nous souhaitons d’ailleurs soutenir un partenariat en émergence dans le domaine du bâtiment vert entre les chefs de file de ce secteur du Québec et de Shanghai.

Le Québec possède aussi des atouts importants qui peuvent aider la Chine à atteindre ses objectifs de développement écoresponsable : l’innovation et l’expertise de ses centres de recherche, ses architectes et ses manufacturiers de matériaux, ses programmes d’appui à l’innovation et à la R et D ainsi que son leadership mondial dans la mise en place d’une économie à faible taux de carbone.

Le Québec a intégré un prix carbone à son économie dès 2007, en instaurant une redevance sur les carburants et combustibles fossiles puis, en 2013, en mettant en place un système de plafonnement et d’échange de droits d’émission, lié à celui de la Californie depuis le 1er janvier 2014. Le marché du carbone…

Nous avons depuis l’ambition d’attirer d’autres provinces canadiennes et États américains pour qu’ils se joignent à ce système, et nous travaillons étroitement avec plusieurs organisations afin de voir se déployer de tels systèmes à travers le monde. Le Québec copréside d’ailleurslInternational Carbon Action Partnership – l’ICAP – vouée à faciliter la liaison des marchés du carbone, et collabore avec la Banque mondiale pour favoriser l’émergence de nouveaux marchés dans les économies émergentes.

Sachant qu’un projet-pilote de système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre a présentement cours à Shanghai, il y a peut-être des intérêts conjoints à explorer dans ce domaine.

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Pour nous, la protection de l’environnement et le développement économique du Québec peuvent et doivent coexister. Les meilleurs exemples de succès de ce type de coopération se trouvent dans deux grands projets auxquels nous souhaitons inviter les investisseurs chinois à s’associer.

Le Plan Nord, c’est le développement, planifié et intégré, du potentiel économique, minier, énergétique, social, culturel et touristique du territoire du Québec situé au nord du 49e parallèle, puis au nord du fleuve Saint-Laurent et du golfe du Saint-Laurent.

Il s’appuie sur des valeurs d’écoute, de respect, d’ouverture, d’échange et de solidarité. Il a été conçu et se réalisera en partenariat étroit et continu avec les peuples qui occupent ce territoire depuis des milliers d’années.

Il s’agit d’une étendue de 1,2 million de kilomètres carrés : c’est l’équivalent en superficie de toutes les régions, provinces et municipalités côtières de la Chine, du Guangxi au Liaoning.

Tout au long de l’élaboration du Plan Nord, le gouvernement du Québec a été à l’écoute de ses partenaires, s’est ajusté et continuera de le faire de manière à ce que le résultat soit conforme à leurs préoccupations, leurs besoins et leurs aspirations. Cette démarche est le socle essentiel d’un développement ordonné, respectueux, socialement responsable et durable.

Le Plan Nord constitue une priorité gouvernementale, et nous voulons la concrétiser en satisfaisant à toutes les dimensions du développement durable : sociale, économique et environnementale.

C’est un projet exemplaire de développement durable qui réaménage la carte du développement économique du Québec, au profit des générations actuelles et futures.

Le Nord québécois englobe la production de nickel, de cobalt, d’éléments du groupe du platine, de zinc, de minerai de fer et d’ilménite, ainsi que d’une part importante de la production d’or et de diamants. Il recèle aussi du lithium, du vanadium et des éléments de terres rares.

Plusieurs minéraux issus des terres rares sont utilisés en informatique, en robotique, pour l’instrumentation médicale, dans l’aérospatiale, ainsi que pour la production de panneaux solaires, d’éoliennes et de véhicules électriques.

La mise en valeur de ce vaste potentiel minier demandera des investissements massifs.

La conjoncture actuelle est une opportunité unique que nous avons pour mettre en place à court terme les conditions qui permettront de mettre en valeur l’incroyable potentiel minier du Québec dès le retour du prochain cycle favorable.

Dans cette perspective, le Plan Nord offre des occasions d’investissements des plus intéressantes pour les entreprises qui veulent y participer.

Et pour ce faire, nous mettons en place un cadre clair et prévisible pour les investisseurs, notamment en créant la Société du Plan Nord, qui coordonnera le développement sur ce territoire.

Pour mettre en place les conditions propices à l’investissement, notre gouvernement entend d’ailleurs investir de façon stratégique dans les infrastructures requises pour accéder à ce vaste territoire.

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Le territoire comprend aussi plus de 200 000 kilomètres carrés de forêts commerciales, dont il est possible de faire une exploitation durable. Les eaux froides et peu polluées sont pour leur part un atout intéressant pour l’aquaculture.

Par ailleurs, le réseau hydrographique, les caractéristiques géophysiques du territoire et son caractère sauvage, les aires protégées, l’observation de la faune, le potentiel de croisières et la visite des grandes centrales hydroélectriques offrent un potentiel écotouristique exceptionnel auprès de clientèles qui recherchent un produit unique.

Nous tenons à mettre en valeur ce territoire de façon durable et responsable. Évidemment, cela concerne aussi l’environnement.

À ce titre, le gouvernement s’est engagé à protéger l’environnement et à préserver la biodiversité distinctive du Nord québécois en assurant la conservation sur 50 % du territoire du Plan Nord.

Cette portion de territoire sera destinée à la protection de l’environnement, à la conservation de la biodiversité, à l’acquisition de connaissances scientifiques, au tourisme écoresponsable et à l’aménagement écosystémique des forêts.

Pour devenir un leader en développement nordique, le Québec doit être à l’avant-garde dans la recherche et l’innovation concernant le territoire nordique. Nous devons prendre les moyens nécessaires pour soutenir la recherche, le développement des connaissances et leur diffusion.

Le gouvernement a d’ailleurs annoncé son soutien à la création de l’Institut nordique du Québec, un nouveau centre de recherche et d’innovation sur le territoire nordique.

Plusieurs entreprises chinoises sont déjà présentes et actives sur le territoire du Plan Nord. Je vous le dis aujourd’hui sans détour : le Québec est plus que disposé à en accueillir d’autres.

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Un autre projet que nous savons porteur pour le Québec, c’est la Stratégie maritime.

Les débuts du Québec sont étroitement liés à la mer. Prenant sa source dans les Grands Lacs, le fleuve Saint-Laurent relie l’océan Atlantique au berceau industriel de l’Amérique. Notre réseau portuaire représente la voie la plus courte et la moins coûteuse entre l’Europe et le Mid-Ouest américain.

Deux accords stimuleront davantage le commerce transatlantique : l’Accord économique et commercial global, entre le Canada et l’Union européenne et le projet de Partenariat transatlantique de commerce et dinvestissement entre les États-Unis et l’Union européenne.

De même, un nouvel ensemble d’écluses au Panama – et peut-être même au Nicaragua – stimulera les échanges commerciaux entre la côte est et l’Asie.

À plus long terme s’ouvrira le passage du Nord-Ouest, qui relie les océans Atlantique et Pacifique par la voie des îles de l’Arctique dans le Grand Nord canadien, qui écourtera de 7 000 kilomètres le trajet entre l’Asie et l’Europe.

Parti le 22 septembre dernier en direction de la Chine, le navire MV Nunavik, chargé de 23 000 tonnes de concentré de nickel provenant du projet Nunavik Nickel, propriété de Jilin Jien Nickel, a été parmi les premiers navires commerciaux à transiter complètement par le passage du Nord-Ouest.

Ce sont les raisons pour lesquelles mon gouvernement a proposé la première Stratégie maritime du Québec, qui allégera la chaîne logistique. La coordination du développement de nos ports avec les infrastructures routières et ferroviaires abaissera le coût du transport.

Cette stratégie exige également un corridor reliant la Voie maritime du fleuve Saint-Laurent, d’une part, et les réseaux routier et ferroviaire, d’autre part. Ce projet réunira les conditions pour l’investissement privé dans le transport et la logistique qui, par ricochet, stimuleront la capacité des ports de Montréal et de Québec.

La Stratégie maritime sera l’occasion de nous établir comme une plaque tournante logistique pour la manutention des marchandises. Notre Stratégie maritime comprend d’autres volets comme les pêcheries durables, l’aquaculture, les biotechnologies marines, le tourisme de croisière et la formation des professionnels maritimes de demain.

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Distingués invités, chers amis,

Comme je l’ai indiqué au début de mon intervention, la mission en Chine que le Québec amorce ici à Shanghai revêt une importance majeure pour le gouvernement que je dirige. Je souhaite que les programmes de rencontres organisés cette semaine, le mien comme celui de mon collègue, le ministre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, M. Jacques Daoust, et de l’ensemble des participants puissent ouvrir la voie à de nouveaux partenariats. Parce que le Québec est un partenaire de choix.

Je suis persuadé que nous poursuivrons avec un grand succès cette relation basée sur le respect et l’amitié qui dure depuis maintenant 30 ans.

Chers amis, merci et au plaisir de vous revoir certainement.

Xie Xie (谢谢!)